Autrefois cantonnés aux salons professionnels, les robots autolaveurs autonomes (AMR) naviguent désormais quotidiennement dans les gares, aéroports, centres commerciaux et usines de production. Face à un investissement initial élevé (CAPEX), les directeurs achats évaluent le retour sur investissement (ROI) réel de la co-botique de nettoyage.
1. Le coût global d'acquisition (CAPEX et OPEX)
Un robot autolaveur autonome de taille moyenne représente un coût d'acquisition oscillant entre 25 000 € et 45 000 € à l'achat brut, selon les technologies de navigation embarquées (LIDAR, caméras 3D). À cela s'ajoutent les frais de mise en service, de cartographie et de maintenance préventive annuelle (comptez 10% à 15% du CAPEX).
Pour les environnements de bureaux ou espaces tertiaires plus étroits et segmentés, la stratégie cobotique s'oriente idéalement vers le déploiement d'une flotte de robots aspirateurs professionnels de bureaux.
Robot mobile autonome équipé de capteurs et d'algorithmes de navigation capables de recalculer en temps réel son itinéraire pour contourner un obstacle dynamique (humain, chariot élévateur) sans s'arrêter définitivement.
2. Gagner en productivité : Le modèle de la cobotique et calcul du point mort
Le calcul du retour sur investissement ne doit pas se baser sur le remplacement complet de l'humain par la machine, mais plutôt sur une synergie productive d'équipe :
Un robot autolaveur lave de façon autonome une allée de 1 000 m² pendant 1,5 heure. Durant ce temps libéré, l'agent de propreté se consacre à des tâches manuelles de désinfection fine des points de contact, de nettoyage des vitres ou d'aspiration des fauteuils. Le point mort de rentabilité financière d'un robot se situe généralement autour de **18 à 24 mois** pour des sites exploités plus de 5 jours sur 7 avec une surface utile d'au moins 2 500 m² au sol.